Sortez moi des bras de Chouchou...
La Wippîle n'avait jamais été aussi belle à ses yeux…
Il se mit à chanter doucement, puis de plus en plus fort, mais cessa de peur d'être ridicule. Il traversa la jungle, et bizarrement sourit au rat qui lui avait déjà mangé les testicules…
Plus vite qu'il ne l'aurait pensé, il se retrouva devant la porte.
Il frappa énergiquement. Des pas se firent entendre, et une Douce voix chanta:
- Qui est là?
- C'est Castré! Répondit celui-ci.
- Je ne connais aucun Castré ! Dit la voix.
Il y eut un silence.
- C'est toi, Wipp? Dit’ il.
La porte s'ouvrit soudain:
- Mais oui c'est moi, mon Chouchou! Je t'ai bien eu.
Il allait protester, mais elle ne lui en laissa pas le temps:
- Entre, dit-elle.
Arrivé au salon, Chouchou s'assit dans un fauteuil et soupira. Mais soudain, Wipp se jeta sur lui. Sans qu'il n'ait eu le temps de réagir, elle l'embrassa fougueusement. Cela dura longtemps. Chouchou sentait son cœur battre la mesure de cette musique silencieuse... Cela était doux, comme à chaque fois. Cela n'en finissait plus... jusqu'à ce que les lèvres de Wipp se détachèrent, pour glisser dans un souffle imperceptible:
- Pourquoi embrasses-tu aussi mal...?
Plusieurs minutes s'écoulèrent. Puis Wipp poussa un soupir qui résonna dans la pièce comme une brise sur l'océan. Chouchou en profita pour articuler, le cœur battant:
- Je t'aime.
Son amie le regarda.
- C'est vrai ? (mdr)
- Depuis que je t'ai rencontrée... je ne pense qu'à une chose...en neuf mois, on peut avoir un enfant... on change trois fois de saison... et bien que j'aie eu d'autres aventures avant de te connaître, je t'aime cent fois plus que toutes les autres femmes réunies.
- Tu rêves mon chéri, déclara Wipp. Tout les mecs peuvent remplacer ton si laid sourire. Tu es unique, grâce à plein de petites choses que tu n’as plus... Personne n'a ta démarche, Personne n'a tes cheveux. Personne n'imite aussi bien que toi le cri du crapaud-buffle. Personne ne connait l'histoire de Wippîle aussi mal que toi. Personne à part toi ne m'a jamais demandé une telle chose et vu l'état de ton entrejambe... Bref, tous à part toi méritent d'être dans mon cœur.
- Embrassons-nous encore... souffla Chouchou.
Ils s'embrassèrent donc. Au loin, on entendait ''Vous Saurez Tout Sur Les Zizis'' de Pierre Perret. D'où cela venait-il? Quelle importance, du moment que c'était là. Bientôt, la musique et l'amour, les entraînèrent dans un tourbillon sans fin. Il n'y avait plus de plafond, plus de mur. Wippîle était loin. Ils virent passer une mouche, au dessous d'eux. Puis deux. Maintenant, ils étaient sur la mer. Ils frissonnèrent... était-ce le vent qui s'était levé et qui faisait frémir un peu leur peau? Quelques nuages voilèrent le ciel. A mesure que les notes s'envolaient, la musique sur les zizis devenait de plus en plus belle, et le ciel de plus en plus gris. On se serait cru dans un tableau de « Sans Peinture ». Des larmes de joie dans la voix, la musique jouait. Quelques gouttelettes de pluie vinrent alors troubler cet océan, tels des pizzicatos que le vent sifflant emportait au loin avant de les renvoyer à la figure des amoureux. Après quelques instants les gouttes grossirent, s'écrasant lourdement sur la surface de l'eau. Wipp, que la folie saisissait, se voyait ronfler au milieu des éclairs... Plus la musique jouait, plus le temps s'agitait, plus le ciel s'assombrissait, plus les vagues grandissaient, se brisant bientôt contre leurs pieds dans une explosion d'écume crépitante, poussées par des bourrasques assassines... leurs faux baisers dansaient sur cet air tourmenté, cet océan symphonique, cet opéra dramatique, les vagues étaient à présent immenses et la pluie tranchait le ciel plus sombre que la plus noire des nuits, c'était affreusement grand et terriblement beau, si beau que ça faisait mal, la musique hurlait sa douleur, de plus en plus fort, les notes tourbillonnaient, le vent devenait tornade, les vagues devenaient rouleaux, les amants tournoyaient, autour de leurs bouches, autour de leurs mains... et tout s'arrêta soudain.
- Je voudrais t'épouser, dit Chouchou.
Wipp tressaillit.
- Pardon?
- Je t'aime. Je veux t'épouser. Veux-tu être ma femme, Wipp?...
Leurs lèvres tremblaient.
- Hôôôô oui ! oui ! oui mon chouchou et nous ferons pleins de marmots !!! Murmura-t-elle.
Ils discutèrent toute la nuit. Ils parlaient de tout, et surtout de rien.
- Tu sais, c'est drôle, dit Wipp, car hier matin, Connard a tenté de me séduire.
- Non, c'est vrai?
- Oui, et comme je lui disais que c'était toi, l'amour de ma vie, il m'a répondu que je perdais mon temps et que je serais bien plus heureuse avec lui…
- Qu’en penses tu toi ?
- Ça ne m'étonne pas de lui, il a toujours essayé de gâcher ma vie privée.
- Heureusement je lui ai dit ceci: ''Le jour où tu seras un tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras que mon Chouchou est plus avar et laid que n'importe qui. Et tu ne lui arrives pas à la cheville… !!!''
Ils s'embrassèrent pendant des secondes…Des minutes...
Si d'aventure vous ne croyez plus à l'amour,
Sachez qu'en ce moment même ils s'embrassent quelque part…
Dans un Wippcauchemard !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
- Bonjour ma Wippchérie…il est l’heure de quitter les bras de Morphée…
- …hâhâhâhâhâ chouchou que fais-tu làààààààààààà ?